Cela fait aujourd’hui plus d’une dizaine d’années que je ne suis plus de près la scène mondiale du graffiti. Cependant, par grand intérêt pour un art et une pratique juvénile qui demeurent encore très vivants à l’échelle planétaire, je choisis de publier ici mon expérience dans ce milieu.
Le coup de foudre se produit en 1999, à peine débarquée de l’avion Montréal — Paris, lorsque j’aperçois sur les murs longeant les voies ferrées, de la fenêtre d’un wagon du RER, des graffitis fresques qui me subjuguent par leur beauté et le mystère entourant leur production. C’est le point initial d’une exploration de l’univers du graffiti qui s’étalera sur plus d’une décennie. Au fil du temps, cette exploration a pris plusieurs formes :
- La production d’un court-métrage, Les Bombarts, au sujet d’un groupe de jeunes graffiteurs montréalais;
- La participation en tant que vidéaste et accompagnatrice d’une délégation de graffiteurs québécois à un événement international de graffitis à Santo-André (Brésil);
- La réalisation d’un terrain anthropologique de près d’un an dans le milieu du graffiti à Montréal et à São Paulo
- La rédaction d’une thèse de doctorat intitulée : Variations colorées d’une pratique mondialisée : l’appropriation culturelle du graffiti hip-hop à Montréal et à São Paulo.
- La réalisation d’un documentaire autoproduit sur les graffiteurs de Sāo Paulo filmé au cours de mon terrain ethnographique, intitulé Engole seco.
- La participation en tant qu’intervenante et recherchiste à une série documentaire télévisuelle sur les graffitis, Xpression-Graffiti.
